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Phases du sommeil

L’étude du sommeil est une science en plein évolution. Notre connaissance des mécanismes du sommeil est relativement récente. Jusqu’à il y a peu, l’essentiel de la recherche portait sur les troubles du sommeil et les problèmes associés. Il a été montré que le sommeil se décomposait en plusieurs phases. Chacune d’elles joue un rôle déterminant dans le processus global.

Les informations ci-dessous ne sont qu’une présentation très sommaire de ces phases et de leur fonction dans le processus du sommeil.

Phases 1 et 2 : états transitoires

Au cours de ces phases, le corps et l’esprit s’endorment et se préparent aux phases plus profondes du sommeil. Lorsque nous commençons à nous endormir, nous éprouvons une légère impression d’assoupissement, accompagnée d’une réduction de la vigilance. Durant les deux premières phases, nous sommes facilement réveillés par le bruit, l’absence de confort, la température ou autres phénomènes survenant dans l’environnement proche.

Quand un dormeur se tourne et se retourne pendant son sommeil, il repasse généralement par ces deux premières étapes. Si cela se produit au milieu de la nuit et qu’il y a du bruit, par exemple, il se peut que le dormeur se réveille et redevienne parfaitement conscient.

Toute période de réveil inférieure à 90 secondes est considérée comme un micro-éveil. Un trop grand nombre de micro-éveils peut être un sérieux obstacle au sommeil et conduire à des troubles plus graves.

Phases 3 et 4 : sommeil profond.

Le corps entame la maintenance requise par l’organisme.

C’est alors qu’a lieu la production d’hormones destinées, entre autres fonctions, à guérir et à soulager la douleur. Il s’agit de la partie paisible et reposante du sommeil, qui agit favorablement sur les niveaux de vigilance et d’énergie.

Sommeil paradoxal

Le sommeil paradoxal correspond à la phase de sommeil la plus profonde. Le dormeur commence à rêver. L’organisme produit les hormones qui empêchent le dormeur de bouger et de reproduire les mouvements vécus pendant ses rêves.

Il existe un trouble appelé trouble du sommeil paradoxal, où l’organisme est incapable de fabriquer ces hormones. Le dormeur peut alors être atteint de somnambulisme et aller jusqu’à enjamber la fenêtre. Ces troubles peuvent avoir des conséquences très graves.

C’est également pendant le sommeil paradoxal que la mémoire se consolide. Il est essentiel que le sommeil profond ait une durée appropriée pour que l’acuité mentale et la mémoire fonctionnelle soient préservées.

Modèles du sommeil

Les modèles du sommeil définissent le rythme du sommeil. Un modèle se décompose en cycles, d’une durée totale de 90 minutes environ.

Un dormeur classique aura ainsi cinq cycles pendant une nuit de huit heures. Le premier cycle correspond aux 15 à 20 minutes requises pour accéder à la phase 2 du sommeil, puis se compose de périodes plus longues pendant les phases 2, 3 et 4. Dans le premier cycle, le sommeil paradoxal peut ne pas dépasser cinq minutes. Au fur et à mesure de la progression de la nuit, le modèle évolue et inclut un sommeil paradoxal de plus longue durée.

Le cinquième cycle représente environ 40 % du sommeil paradoxal total d’une nuit. Comme vous pouvez le remarquer, le dernier cycle de la nuit se compose d’une part de sommeil paradoxal supérieure à celle des autres cycles.

Une personne qui ne dort habituellement que six heures ne connaît que quatre cycles par nuit et se trouve ainsi privée d’une part importante du sommeil paradoxal indispensable pour qu’elle se comporte au maximum de ses capacités.

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